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BMW X1 2.0d 177 ch
Turbo.fr - Publié le Mardi 13 Octobre 2009 à 09h27 |
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Premier crossover compact de "grand prestige" selon
BMW, le X1 apparaît
surtout comme un curieux mélange des genres, à base de
polyvalence et de sportivité. Inspection aux rayons... X
!
Voilà un nouveau-né qui risque de semer la pagaille dans la famille BMW. Si, après les X6, X5 et X3, l'on pouvait s'attendre logiquement à voir débarquer un petit dernier, le X1 ne va pas sans poser quelques problèmes collatéraux. La loi du plus petit![]() Une stratégie offensive dont on ne peut s'empêcher de penser qu'elle fera des victimes : comme la démographie galopante dans certains pays, la marque bavaroise mise sur une forte natalité, quitte à faire des sacrifices, du moment qu'un seul enfant —le plus résistant— survive par la grâce du marché. On sait ainsi déjà que le X6 ne sera pas renouvelé. Le X1 fera-t-il partie des privilégiés ? Il pourrait en tous cas récupérer une partie de la clientèle de ses grands frères, victimes de leur insouciance écologique et fiscale, et devenir le chef de file de la "X-band". Comme Joe Dalton. Compact mais à part![]() Le X1 rejoint ainsi le segment des petits crossovers en mode 4X2, comme le Volkswagen Tiguan, le Ford Kuga ou encore le Nissan Qashqai. Mais en qualifiant son X1 de "premier SUV compact de grand prestige", BMW rappelle bien que son rejeton n'a pas les mêmes valeurs. Une supériorité qui se traduit notamment par des tarifs élitistes : à partir de 32.000 € pour une version intégrale ! Un design curieux![]() Loin des formes empesées et massives de ses semblables, il surprend avec son long capot horizontal formant un angle bien visible avec le pare-brise relevé ; ou encore son habitacle reculé vers l'arrière… à l'instar de la Série 1. Le X1 s'apparente ainsi davantage à un break tout-chemin et nous renvoie à une autre rareté automobile : le Subaru Forester. Mais dans un style plus racé, athlétique, animal...
![]() Malgré des passages de roues carrés et une garde au sol surélevée, le profil du X1 parait élancé et plein de mouvements avec ses flancs sculptés, creusés comme si l'on avait cherché à alléger la silhouette. Le résultat n'est pas un exemple de pureté esthétique mais ne laisse pas insensible, à l'image de la face avant bestiale caractérisée par deux gros naseaux verticaux et de la poupe grimaçante. Pas de doute, le X1 est bien une "béhème" : intrigante, dérangeante, et donc forcément attirante. Penchants familiaux![]() Une attention inhabituelle pour le constructeur bavarois, chantre de la voiture égoïste, qui a longtemps ignoré ce chapitre de la vie automobile. On est donc surpris de trouver à bord du X1 des rangements —certes peu nombreux mais en nombre suffisant—, une banquette arrière rabattable en trois parties ou encore un double fond dans le coffre. Si l'espace reste confiné à chaque place, l'habitabilité se révèle globalement correcte grâce notamment à la bonne ergonomie des sièges. A l'avant comme à l'arrière, la garde au toit s'avère plus que suffisante, tandis que la position d'assise en hauteur permet une vue dominante sur la route. C'est d'ailleurs le point fort du X1 : offrir un environnement à la fois sportif tout en faisant la part belle à la visibilité. Vive les intempéries![]() Le comportement routier de l'auto se révèle donc imperturbable avec un roulis maitrisé et une belle agilité en courbe. Ces belles qualités dynamiques sont dues notamment au système XDrive qui, via une boite de transfert, fait passer instantanément le couple entre l'essieu avant et arrière : en temps normal, la répartition est de 40/60 en faveur de l'arrière, pour favoriser un tempérament de propulsion. ![]() Interconnecté avec le DSC, ce système optimise en permanence la distribution du couple en fonction de l'adhérence et des conditions dynamiques. Si l'on ajoute l'excellente direction Servotronic et un freinage mordant, on obtient une belle précision de conduite, largement au dessus du lot. A condition de rester sur l'asphalte : comme ses confrères, le X1 préfère affronter les météo extrêmes sur route plutôt qu'en plein cœur de la nature ! Du tonus sans la saveur![]() Un peu bruyant et vibrant au ralenti, il se montre en revanche assez puissant et "plein" à tous les régimes pour apporter le tonus que l'on attend d'une BMW. Mais sans la saveur d'un 6 en ligne. De son côté, si la boîte mécanique à six rapports semble bien aller avec le côté un peu "physique" de l'auto, elle nécessite une certaine poigne, comme toujours chez le constructeur munichois. La version automatique Steptronic, proposée en option, se montre un chouïa plus gloutonne (6,2 l/100 km) et à peine moins performante (8,6 s contre 8,4 pour passer de 0 à 100 km/h), mais elle permet une conduite plus paisible que d'aucuns préfèreront. Dommage qu'elle soit incompatible avec le système stop&start.
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